Clôture de la phase 1 du projet de lutte contre la stigmatisation liée au VIH au Togo
- Posted on 30/07/2025 19:42
- Film
- By raymonddzakpata@sante-education.tg
Extrait de l'article: Le Programme commun des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) a organisé un atelier national pour marquer la fin de la phase 1 du projet « Réponse communautaire à la stigmatisation, à la discrimination et à la réforme législative en Afrique de.....
Le Programme commun
des Nations Unies sur le VIH/SIDA (ONUSIDA) a clos la phase 1 du projet « Réponse communautaire à la
stigmatisation, à la discrimination et à la réforme législative en Afrique de
l'Ouest et du Centre ». Les résultats et impacts du projet ont été évalués lors d'un atelier le mercredi 30 juillet 2025 à Lomé. L’initiative, mise
en œuvre au Togo depuis 2022, a été l’occasion de capitaliser les acquis et
d’évaluer les leçons tirées en vue de la préparation de la reprogrammation du
Fonds mondial (GC7) et de la requête à venir pour le GC8.
Dans son discours d’ouverture, la Directrice Pays de l’ONUSIDA, Dr Yayé Kanny Diallo a salué l’impact du projet dans le contexte d’une réponse nationale qui cherche à lever les obstacles sociaux à la lutte contre le VIH. « Ce projet est venu à point nommé, au moment où la stigmatisation et la discrimination sont identifiées comme de véritables freins à l’accès aux soins. Grâce à lui, plus de 300 acteurs communautaires et agents de santé ont été formés. Une boîte à images a été développée pour briser les barrières sociales à l'accès aux services de prévention, de traitement et de dépistage du VIH », a-t-elle déclaré.
Dr Yayé Kanny Diallo, Directrice ONUSIDA Togo
Elle a également souligné la nécessité pour les autorités nationales de prendre le relais, de pérenniser les acquis et de mobiliser davantage de ressources, dans un contexte mondial marqué par la raréfaction des financements.
Une portée nationale et des
résultats tangibles
Le Président de RAS+ Togo, Augustin Dokla l'une des principales organisations communautaires impliquées, a mis en lumière la portée géographique et humaine du projet. « Nous avons mené des activités dans trois régions dont le Grand Lomé, les Plateaux et la Kara, touchant plus de 300 bénéficiaires, y compris des prestataires de soins et une centaine de pairs éducateurs. La stratégie LILO (‘Look In, Look Out’) a été un outil puissant pour faire comprendre les réalités vécues par les personnes vivant avec le VIH et les populations clés » a-t-il souligné.
Augustin Dokla, Président de RAS+ Togo
Il a également évoqué
l’intégration du Community-Led Monitoring (CLM), un mécanisme de suivi
dirigé par les communautés, qui place les bénéficiaires au cœur de la mise en
œuvre et de l’évaluation des projets VIH.
Défis persistants et
nécessité de poursuivre l’élan
Malgré ces avancées, le président de RAS+ a insisté sur un défi majeur, l’autostigmatisation, en hausse, qui requiert des approches plus fines et durables. « Nous avons des résultats extraordinaires, mais le comportement humain est difficile à changer. Tant que la stigmatisation, y compris celle que les personnes s’infligent à elles-mêmes, persiste, nos efforts doivent continuer. La fin du financement de cette première phase est un pincement au cœur, mais aussi un appel à la mobilisation des partenaires » a précisé Augustin Dokla.
Vue partielle des participants lors de l'atelier
Vers une action nationale
durable
La clôture de cette
première phase marque une transition stratégique pour le Togo. Le pays dispose
désormais d’évidences concrètes, de bonnes pratiques et d’outils qui pourront
orienter la reprogrammation des financements internationaux et renforcer la lutte
contre le VIH de manière inclusive et efficace.
L’ensemble des parties
prenantes, autorités sanitaires, société civile, partenaires techniques, sont
désormais appelés à traduire ces acquis en politiques nationales durables, afin
de respecter l’engagement collectif : mettre fin à l’épidémie de VIH/SIDA d’ici
2030.
Raymond DZAKPATA