Cancers du sein : mieux comprendre les liens entre alimentation, esthétique et santé
- Posted on 15/10/2026 12:42
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- By abelozih@sante-education.tg
Extrait de l'article: Une conférence-débat sur les liens entre l’alimentation, les pratiques esthétiques et les cancers féminins s’est tenue le mercredi 14 octobre à Lomé, à l’initiative de l’ONG Volontaires internationaux pour la promotion de la santé en Afrique (VISA) e
Une conférence-débat sur les liens entre l’alimentation, les pratiques esthétiques et les cancers féminins s’est tenue le mercredi 14 octobre à Lomé, à l’initiative de l’ONG Volontaires internationaux pour la promotion de la santé en Afrique (VISA) et de ses partenaires, dans le cadre d’Octobre Rose. La rencontre vise à renforcer les connaissances du public sur les facteurs de risque et les moyens de prévention de ces maladies, autour du thème « Ma voix contre le cancer ».
La conférence a réuni quatre panélistes issus de différents domaines : Mme Ahouéfa Togni, cheffe de la Division chargée du suivi des approvisionnements et de la disponibilité des biens et services locaux au ministère du Commerce et de la Consommation locale, Mme Bernice Adamah Kloutse, esthéticienne, David Assoumanou, gestionnaire de projet à «Solidarité Sommet», et Dr Damien Ekoué-Kouvahey, directeur exécutif de l’ONG VISA et président de la Fédération Togolaise des Organisations de Lutte contre les Maladies Non Transmissibles (FETOL MNT).
Les échanges ont permis d’aborder les habitudes alimentaires favorables à la santé, les précautions à prendre dans l’utilisation des produits cosmétiques, ainsi que les moyens de prévenir les cancers du sein et du col de l’utérus. Les participants ont également été sensibilisés à l’importance du dépistage précoce et de l’accompagnement des femmes touchées par ces maladies.
L’alimentation et les pratiques esthétiques en question
Pour Dr Damien Ekoué-Kouvahey, l’initiative s’inscrit dans la volonté de dépasser les symboles d’Octobre Rose pour apporter un soutien concret aux femmes atteintes de cancer.
« Au-delà des rubans roses et de la couleur rose, il y a une véritable préoccupation pour les femmes touchées par cette maladie. C’est pourquoi l’ONG VISA et ses partenaires ont décidé de les soutenir », a-t-il expliqué.
Dr Damien Ekoué-Kouvahey
Il a relevé plusieurs défis liés aux habitudes alimentaires et aux pratiques esthétiques, notamment la consommation excessive de sucre, de sel et de matières grasses, ainsi que l’utilisation de certains produits cosmétiques sans précautions suffisantes. Le spécialiste a également insisté sur la nécessité d’informer les jeunes sur les risques liés à certaines pratiques visant à modifier l’apparence physique, comme le dépigmentation et l’utilisation de produits de composition incertaine. Il a toutefois rappelé que les facteurs de risque des cancers sont multiples et que les effets des différentes pratiques doivent être appréciés sur la base des connaissances scientifiques.
Parmi les mesures favorables à la santé, il a recommandé « une alimentation équilibrée, riche en fruits et légumes, une consommation limitée d’alcool, l’abandon du tabac et la pratique régulière d’une activité physique. L’autopalpation des seins peut aussi aider les femmes à remarquer des changements inhabituels, sans remplacer un examen médical ni les examens de dépistage recommandés ».
Des connaissances à partager avec d’autres femmes
Pour les participantes, cette rencontre constitue un acquis important pour la poursuite de ses activités de sensibilisation. « Nous avons appris beaucoup de choses, ce qui renforce nos connaissances. Nous avons mieux compris les causes de cette maladie et appris que le cancer du sein ne concerne pas uniquement les femmes, mais aussi les hommes. Nous avons également abordé les moyens de prise en charge », a confié Marie Rose Amégnikpo, Secrétaire de l'association «Solidarité Sommet». Forte de ces nouvelles connaissances, elle estime que les prochaines campagnes de son association seront l’occasion de mieux informer les populations sur les facteurs de risque et les moyens de prévention.
Vue de l'assistance
Elle a, par ailleurs, invité les femmes à se faire dépister régulièrement, notamment pour les cancers du sein et du col de l’utérus. « On dit souvent qu’il vaut mieux prévenir que guérir. Le traitement du cancer du sein coûte cher et, compte tenu des difficultés financières, il n’est pas toujours facile d’y accéder. Le mieux est donc de se faire dépister afin de détecter la maladie le plus tôt possible », a-t-elle souligné.
À travers cette conférence-débat, l’ONG VISA et ses partenaires entendent encourager une meilleure connaissance des cancers féminins et renforcer la mobilisation autour de la prévention, du dépistage précoce et du soutien aux personnes touchées.
William O.