Alerte OMS : 889 cas humains de grippe aviaire dans 23 pays dont 463 décès entre 2023 et le 1er avril 2024
- Posted on 20/04/2024 18:57
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- By gadieltsonyadzi@sante-education.tg
Extrait de l'article: Entre le début de l’année 2023 et le 1er avril 2024, l’OMS a déclaré avoir enregistré un total de 889 cas humains de grippe aviaire dans 23 pays, dont 463 décès, ce qui porte le taux de létalité à 52 %. Selon les études, presque tous les cas d’infec
L’OMS alerte sur des cas d’infection humaine par le virus grippal A(H5N1), ou la grippe aviaire. Un cas d’infection humaine par un virus grippal A(H5N1) a été signalé le 25 mars 2024 par les autorités du Viet Nam. Le patient, qui ne souffrait d’aucune pathologie sous-jacente, a développé des symptômes le 11 mars et est décédé le 23 mars. Il a été établi qu’il avait été exposé à des oiseaux au cours de la troisième semaine de février.
Entre le 26 et le 28 janvier 2024, au Cambodge il a été notifié deux
cas confirmés d’infection humaine par le virus de la grippe aviaire A(H5N1). Les
autorités sanitaires du Texas (sud des États-Unis), ont annoncé le premier cas
de transmission de la vache à l’homme. Au même moment, il est annoncé aux USA,
la découverte de fortes concentrations de virus H5N1 dans le lait de vaches
contaminées par la grippe aviaire aux États-Unis.
Entre le 26 et le
28 janvier 2024, au Cambodge il a été notifié deux cas confirmés
d’infection humaine par le virus de la grippe aviaire A(H5N1). Les autorités sanitaires du Texas (sud des États-Unis), ont annoncé
le premier cas de transmission de la vache à l’homme. Au même moment, il est
annoncé aux USA, la découverte de fortes concentrations de virus H5N1 dans le
lait de vaches contaminées par la grippe aviaire aux États-Unis.
Entre le début de l’année 2023 et le 1er avril
2024, l’OMS a déclaré avoir enregistré un total de 889 cas humains de grippe
aviaire dans 23 pays, dont 463 décès, ce qui porte le taux de létalité à
52 %. Selon les études, presque tous les cas d’infection humaine par
le virus de la grippe aviaire A(H5N1) étaient des infections sporadiques et
causés suite au contact étroit avec des oiseaux infectés, vivants ou morts, ou
des environnements contaminés par le virus.
Infection humaine rare, mais réelle
D’après l’OMS, le virus de la grippe animale n’infecte
pas facilement l’être humain et la transmission interhumaine semble
inhabituelle. Néanmoins, une infection humaine peut entraîner des formes graves
de la maladie, associées à une forte mortalité. Étant donné que ce virus
continue de circuler parmi les volailles, en particulier plusieurs pays où le
virus est endémique chez les volailles, on peut s’attendre à d’autres cas
humains sporadiques.
Contamination interhumaine
Selon l’OMS, le virus A(H5N1) n’a pas acquis la
capacité de se transmettre durablement d’une personne à l’autre, d’où une
faible probabilité de propagation interhumaine. Sur la base des informations
disponibles, l’OMS estime que ce virus présente un risque faible pour la
population générale. Le risque sera réévalué au besoin.
Les symptômes de l'infection chez l'homme sont la toux, les douleurs
musculaires, le nez qui coule et le mal de gorge. Une complication comme la
pneumonie peut être sévère et engager le pronostic vital. Le virus A(H5N1)
a en outre déjà été détecté chez des personnes asymptomatiques, mais qui ont
été exposées à des oiseaux infectés dans les jours précédant le prélèvement
d’un échantillon.
Prévention
L’OMS recommande d’éviter les environnements à haut risque, tels que les
marchés/élevages d’animaux vivants, et d’éviter tout contact avec des volailles
vivantes ou des surfaces susceptibles d’être contaminées par des excréments de
volailles ou d’oiseaux. Il faut aussi pratiquer le lavage des mains avec de
l’eau et du savon ou en utilisant des solutions hydroalcooliques. Le grand
public et surtout les éleveurs doivent immédiatement signaler aux autorités
sanitaires les cas d’animaux malades ou morts subitement. La consommation de
volailles malades ou mortes subitement est à éviter.
Il convient d’éviter ou d’être prudents dans les
environnements à haut risque, tels que les marchés et lieux élevages, et
d’éviter tout contact avec des volailles vivantes ou des surfaces susceptibles
d’être contaminées par des excréments de volailles ou d’oiseaux. En outre, il
est recommandé d’avoir une bonne hygiène des mains en se lavant fréquemment les
mains ou en utilisant des solutions hydroalcooliques.
Le grand public et les personnes à risque doivent
immédiatement signaler aux autorités vétérinaires les cas d’animaux malades ou
morts subitement. La consommation de volailles malades ou mortes subitement est
à éviter.
Il n’existe pas de vaccins spécifiques
permettant de prévenir la grippe A(H5N1) chez l’être humain. Des vaccins
candidats destinés à prévenir l’infection par les virus de la grippe A(H5) chez
l’être humain ont toutefois été mis au point dans le cadre de la préparation
face aux pandémies dans certains pays.
Le Togo cannait bien la grippe
aviaire. En rappel, de février 2006 à juillet 2008, de nouveaux
foyers d'IAHP H5N1 sont apparus au Togo ainsi que dans 10 autres pays
africains, menaçant la santé publique et affectant lourdement les moyens de subsistance
et la sécurité alimentaire dans la région. Le
29 juin 2021 à l'Organisation mondiale de la santé animale (OIE) a annoncé la
détection de la détection de grippe
aviaire hautement pathogène
A(H5) chez des volailles le 1er juin dans 2 exploitations distantes d'environ 5
km à vol d'oiseaux dans la région
maritime au Togo.
Gadiel TSONYADZI
Sources : OMS & www.mesvaccins.net