Un sommet sur la médecine traditionnelle pour « l'intégrer dans les systèmes de santé »
- Posted on 23/08/2023 12:59
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- By abelozih@sante-education.tg
Extrait de l'article: L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a organisé les 17 et 18 août 2023 à Gandhinagar en Inde, le premier sommet mondial de haut niveau sur la médecine traditionnelle. Ce sommet de deux jours a évalué les pratiques médicales et de soins non occid
L’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) a organisé les 17
et 18 août 2023 à Gandhinagar en Inde, le premier sommet mondial
de haut niveau sur la médecine traditionnelle. Ce sommet de deux jours
a évalué les pratiques médicales et de soins non occidentales
puis les possibilités d’accélérer la santé pour tous.
L’initiative vise à examiner la base de connaissances
et les possibilités d’accélérer la santé pour tous. Elle servira de cadre
notamment pour examiner le rôle de la médecine traditionnelle, complémentaire
et intégrative pour relever les défis sanitaires urgents et favoriser les
avancées dans les domaines de la santé mondiale et du développement durable.
« La médecine traditionnelle peut jouer un rôle
important et catalyseur dans la réalisation de l’objectif de la couverture
sanitaire universelle et des cibles mondiales liées à la santé qui accusaient
un retard avant même les perturbations causées par la pandémie de
COVID-19 », a indiqué le Dr Tedros Adhanom
Ghebreyesus, Directeur général de l’OMS.
« L’intégration de la médecine traditionnelle
dans les soins de santé (de manière appropriée, efficace et, surtout, en toute
sécurité et sur la base des dernières données scientifiques) peut contribuer à
combler les lacunes en matière d’accès pour des millions de personnes dans le
monde », a-t-il estimé
L’OMS explique que dans un contexte où le recours à la
médecine traditionnelle est de plus en plus important dans le monde entier, la
sécurité, l’efficacité et le contrôle de la qualité des produits traditionnels
et des thérapies fondées sur des procédures demeurent des priorités majeures
pour les autorités sanitaires et le public.
Les travaux ont connu la participation des acteurs de
haut niveau notamment le Directeur général et les Directeurs régionaux de
l’OMS, les ministres de la Santé du G20 et des invités de haut niveau des pays
des six Régions de l’OMS. Des scientifiques, des praticiens de la médecine traditionnelle,
des agents de santé et des membres d’organisations de la société civile y ont participé
également. C’est le premier d’une série de sommets mondiaux de l’OMS sur
la médecine traditionnelle, qui se tiendront tous les deux ans dans différentes
Régions de l’Organisation.
Importance de la médecine traditionnelle
Le terme « médecine traditionnelle » décrit
selon l’OMS, la somme totale des connaissances, des compétences et des
pratiques que des cultures autochtones et différentes ont utilisées au fil du
temps pour préserver la santé et prévenir, diagnostiquer et traiter les
maladies physiques et mentales. La médecine traditionnelle englobe des
pratiques anciennes, comme l’acupuncture, la médecine ayurvédique et les
mélanges à base de plantes, ainsi que les médecines modernes.
Aujourd’hui, la médecine traditionnelle est devenue un
phénomène mondial, avec une demande sans cesse est croissante, et les patients
qui souhaitent mieux prendre en charge leur santé et leur bien-être, tout en
recherchant des soins de santé plus compatissants et plus personnalisés.
Pour des millions de personnes, en particulier celles
qui vivent dans des régions isolées et rurales, la médecine traditionnelle
demeure le premier point de contact en matière de santé et de bien-être,
offrant des soins culturellement acceptables, disponibles et abordables,
explique l’OMS.
L’organisation estime qu’environ 80 % de la
population mondiale a recours à la médecine traditionnelle. À ce jour, 170 des
194 États Membres de l’OMS déclarent utiliser la médecine traditionnelle
et leurs gouvernements ont demandé l’aide de l’OMS afin de constituer un corpus
de preuves et de données fiables sur les pratiques et les produits de la
médecine traditionnelle. Au Togo,
Quelque 40 % des produits pharmaceutiques
autorisés utilisés aujourd’hui sont issus de substances naturelles, ce qui
souligne l’importance vitale de la conservation de la biodiversité et de la
durabilité.
Elom AKAKPO