Calculs rénaux : Eviter excès de gras, sucre et sel
- Posted on 20/06/2023 19:21
- Film
- By abelozih@sante-education.tg
Extrait de l'article: Les calculs rénaux, communément appelés « pierres aux reins », sont des cristaux qui se forment dans les reins et peuvent entraîner de vives douleurs. Quels sont les facteurs de risques ? Quelles sont les complications ? Comment prévenir cette pathol
Les calculs rénaux, communément appelés « pierres aux
reins », sont des cristaux qui se forment dans les reins et peuvent entraîner
de vives douleurs. Quels sont les facteurs de risques ? Quelles sont les
complications ? Comment prévenir cette pathologie ?
Les calculs rénaux sont de cailloux ou concrétions pierreuses dans les
cavités du rein, c’est-à-dire des cailloux qui se forment dans l’appareil
urinaire. Le rein va filtrer le sang afin d’éliminer certains constituants
et en retenir d’autres. Ainsi, certaines substances vont se retrouver trop
concentrées au niveau des reins. Ces dernières doivent être diluées pour être
éliminées par le rein.
Quand la concentration augmente, au lieu que ces substances soient
dissoutes, évacuées par le rein, par les urines, elles vont plutôt se
cristalliser, se solidifier. Ainsi, les dépôts progressifs de ces substances
cristallisées vont finalement se réunir, grossir et donner un calcul qui est en
rétention dans les cavités rénales.
Différents types de calculs
Ce sont des minéraux, des pierres, qui peuvent être du calcul, de l’acide
urique, du phosphore, de la cystine. Ces derniers vont déterminer la cause de
la présence des calculs. Il y a plusieurs types de calculs. La majorité des
calculs sont ceux qui contiennent du calcium, des calculs phosphano-calciques
ou oxcalo-calciques. Il y a aussi des calculs dits d’infections, ces calculs
sont causés par certaines infections dues à des bactéries endogènes, les
calculs d’acides uriques, liés à la goutte et à l’hyper uricémie, excès d’acide
urique. D’autres types de calculs peuvent être induits par des médicaments ou
par certaines maladies héréditaires. Les plus importants sont les calculs
calciques, d’acides uriques et d’infections.
Symptômes
Plusieurs symptômes expliquent les calculs. Le premier symptôme qui alerte la plupart des patients, est la douleur. Le caillou qui va se former dans le rein peut se bloquer au niveau des cavités rénales. Ainsi, les urines qui vont se produire en amont vont entrainer une distension des reins. L’urine ne pourra plus passer, les reins vont se gonfler. Cela va entrainer une douleur souvent forte appelée colique néphrétique qui conduit le patient en consultation.

Le second symptôme est la présence du sang dans les urines. Comme le calcul
est une pierre, elle peut entrainer des blessures au niveau de la parois de
l’appareil urinaire et entrainer des saignements. Il y a aussi des infections
qui peuvent aussi alerter.
Facteurs de risque
Il y a plusieurs facteurs de risques. Le premier facteur de risque, ce sont
les apports insuffisants en boisson, en eau ou une mauvaise hydratation. Boire
peu, diminue le volume d’urine et favorise la concentration des sels minéraux
dans l’urine et augmente donc le risque de cristallisation. Le second facteur
de risque est dit métabolique. Ce facteur est lié au fonctionnement de
l’organisme. Tous les excès alimentaires, manger trop gras, trop sucré, trop
salé, sont des facteurs de risques de lithiase et de calcul rénal. Si on mange
trop de sucre, on aura une glycémie élevée qui peut être un facteur de risque.
Si on mange beaucoup de viande et boit suffisamment d’alcool et qu’on développe
une goutte, une hyper uricémie, excès d’acide urique, on va développer un
calcul. En dehors des apports en eau, toute personne doit contrôler son
alimentation. Il y a également des maladies génétiques. Toutes les maladies
du rein qui vont perturber le fonctionnement du rein peuvent être la cause de
calculs.
Complications
La complication la plus grave est la destruction du rein. Le calcul peut
se bloquer au niveau de la cavité du rein. Si cela dure longtemps, le patient
peut avoir une destruction du rein qui va perdre sa fonction. Si le calcul est
bilatéral ou sur un rein unique, le patient peut avoir à terme, une
insuffisance rénale. Une autre complication est le risque d’infection.
Lorsque le calcul se bloque et que les urines ne sont plus évacuées
correctement, il se produit ce qu’on appelle une stase urinaire. Cette stase
des urines va favoriser des infections qui peuvent être graves. Cela peut être
aussi la cause d’une destruction des reins, d’une généralisation à tout
l’organisme et passer dans le sang.
Respecter les mesures diététiques
Le patient doit toujours se faire consulter, quand il a des calculs ou
lorsqu’il en développe ou qu’il ressent des douleurs qui se situent dans des
zones au niveau du rein. Cette consultation permet de diagnostiquer tôt ces
lithiases afin de pouvoir les traiter. Pour prévenir les calculs rénaux, il
conseille de boire beaucoup d’eau, d’éviter les excès alimentaires, trop gras,
trop sucré, trop salé, trop de viande. Cette prévention concerne aussi les
personnes qui ont déjà une maladie liée aux excès alimentaires. Si on a la
goutte, l’hypertension artérielle, un surpoids ou un excès de mauvaises graisses,
il faut régulièrement consulter. Ceci pour que l’on détecte à temps certains
signes qui peuvent alerter des calculs. Le patient doit avoir également recours
à un nutritionniste ou à un diététicien pour l’accompagner à atteindre cet
objectif, lorsque celui-ci se rend compte que ses calculs sont liés à son
alimentation ou à son mode de vie.
Les patients doivent faire très attention à la posologie des produits de la
pharmacopée. Car ces médicaments, pris à l’excès, peuvent entrainer une
destruction du rein et une insuffisance rénale. Ces médicaments et tisanes que les patients
consomment sont des médicaments qui favorisent la production d’urines, qui
peuvent être utilisés dans certains cas, surtout en prévention pour pouvoir
dissoudre les substances qui produisent les calculs en augmentant la production
d’urines.
William O.
Source : Pr Aristide Fasnéwindé Kaboré, chef de
service d’urologie au Centre Hospitalier Universitaire Yalgado-Ouédraogo
(CHU-YO)