Hypoglycémie : signes d’alerte
- Posted on 12/11/2022 23:15
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- By abelozih@sante-education.tg
Extrait de l'article: L’hypoglycémie se définit comme la baisse du taux de sucre, à savoir le glucose dans le sang, accompagnée ou non de symptômes. Lorsqu’on fait un dosage par la prise de sang, on se retrouve
L’hypoglycémie se définit comme la baisse du taux de
sucre, à savoir le glucose dans le sang, accompagnée ou non de symptômes.
Lorsqu’on fait un dosage par la prise de sang, on se retrouve avec une glycémie
qui est inférieure à 0,6 gramme par litre (g/l) ou 3,3 mmol par litre. Le seuil
de perception d’une hypoglycémie à travers des manifestations cliniques est
variable d’une personne à une autre. L’hypoglycémie est une urgence médicale
qui nécessite une correction rapide. Comment reconnaître ses manifestations ?
Dans le cas d’une hypoglycémie, les symptômes évoluent
selon trois stades. Le premier stade, ce sont les signes du début. C’est ce que
nous appelons les signes de la réponse adrénergique. En cas d’hypoglycémie,
l’organisme va réagir par la sécrétion des hormones comme l’adrénaline et
autres pour essayer de façon intrinsèque de corriger cette hypoglycémie.
L’action de ces hormones va engendrer les signes. La personne peut présenter
des palpitations avec accélération du rythme cardiaque (tachycardie), des tremblements
au niveau des extrémités des mains et des pieds, des sueurs profuses. Elle peut
aussi ressentir une faim douloureuse appelée fringale avec parfois des crampes
abdominales. Si la correction n’est pas faite à ce stade, l’hypoglycémie va
s’aggraver et le patient va passer à un autre stade qui est le deuxième stade.
Au deuxième stade, il y a apparition des signes du
manque du glucose dans les cellules du cerveau appelés signes de
neuroglucopenie. Ces signes sont liés à une souffrance cérébrale au niveau de
sa partie corticale. Le glucose est la source d’énergie des cellules du cerveau
et en cas de baisse du taux de glucose, la personne peut présenter : des
troubles intellectuels à savoir un trouble de la mémoire, un trouble de la
parole avec des paroles incohérentes, ou une difficulté à se concentrer sur une
activité en cours d’exécution, des troubles du caractère qui sont marqués par
une irritabilité, une agressivité ou un désintérêt à tout ce qui se passe
autour de lui, des troubles sensoriels comme des hallucinations
olfactives ; elle voit des objets ou scènes qui n’existent pas ou ne sont
pas réels, ou une diplopie, une vision double. Le patient peut aussi manifester
des troubles neurologiques comme des céphalées, des vertiges, des paresthésies
qui sont des sensations de fourmillement au niveau des extrémités des mains,
des pieds et autour de la bouche, voire une paralysie d’un membre ou de la
moitié du corps ou une hémiplégie.
Le troisième stade est une aggravation de la
souffrance cérébrale touchant la structure sous-corticale. C’est le stade de
coma. Ce coma peut survenir de façon brutale ou précédé des signes des deux
stades qui sont passés le plus souvent inaperçus ou mal gérés. La personne dans
le coma, est souvent agitée et présente parfois des convulsions et des sueurs
profuses.
William O.